Frise chronologique
1680
Création d'une école de dessin
Création d'une école de dessin
1680 (≈ 1680)
Première école de dessin et peinture à Toulouse.
1746
Fondation de la Société des beaux-arts
Fondation de la Société des beaux-arts
1746 (≈ 1746)
Créée par Rivalz, Cammas et Dupuy du Grez.
1750
Création de l’Académie royale
Création de l’Académie royale
1750 (≈ 1750)
Reconnue par Louis XV, unique en province.
1793
Dissolution de l’Académie royale
Dissolution de l’Académie royale
1793 (≈ 1793)
Fermeture pendant la Révolution française.
1892
Déménagement quai de la Daurade
Déménagement quai de la Daurade
1892 (≈ 1892)
Installation dans l’ancienne manufacture des tabacs.
2011
Création de l’isdaT
Création de l’isdaT
2011 (≈ 2011)
Devenue Établissement public de coopération culturelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Antoine Rivalz - Peintre et cofondateur |
Membre fondateur de la Société des beaux-arts en 1746. |
| Guillaume Cammas - Peintre et cofondateur |
Cofondateur de la Société des beaux-arts en 1746. |
| Bernard Dupuy du Grez - Avocat et fondateur |
Auteur du *Traité sur la Peinture* (1699). |
| Jean-Auguste-Dominique Ingres - Élève célèbre |
Étudia à l’Académie royale de 1791 à 1796. |
| Louis-François Lejeune - Directeur et peintre |
Dirigea l’école en 1837, pionnier de la lithographie. |
| André Vernette - Professeur et calligraphe |
Cofondateur du Scriptorium de Toulouse (1968-1987). |
Origine et histoire
L’École des beaux-arts de Toulouse trouve ses origines dans une école de dessin et de peinture créée dès 1680. En 1746, la Société des beaux-arts est fondée par les peintres Antoine Rivalz et Guillaume Cammas, ainsi que l’avocat Bernard Dupuy du Grez, auteur d’un Traité sur la Peinture (1699). Cette initiative, soutenue par la municipalité, donne naissance à une école publique et gratuite, d’abord installée au Capitole, puis dans la rue Lafayette. L’institution est officiellement reconnue en 1750 par Louis XV, qui fonde l’Académie royale de peinture, sculpture et architecture de Toulouse, première académies provinciale de ce type et seule, avec Paris, à porter le titre d’« Académie royale ».
L’Académie royale, où étudie Jean-Auguste-Dominique Ingres de 1791 à 1796, est dissoute en 1793 pendant la Révolution, mais ses professeurs poursuivent l’enseignement bénévolement. En 1804, l’école s’installe dans une aile de l’ancien couvent des Augustins (actuel musée des Augustins), avant de devenir en 1827 l’École des beaux-arts et des sciences industrielles, sous l’impulsion de l’architecte Urbain Vitry. En 1837, le général Louis-François Lejeune, peintre et pionnier de la lithographie, en prend la direction. L’école est placée sous tutelle ministérielle en 1883, devenant l’École nationale et spéciale des beaux-arts.
En 1892, une partie du couvent des Augustins est détruite pour percer la rue de Metz, contraignant l’école à déménager quai de la Daurade, dans l’ancienne manufacture des tabacs Boyer-Fonfrède. Elle y reçoit en 1895 une façade monumentale ornée d’allégories (Peinture, Sculpture, Architecture, Gravure), issue du palais des Arts et des Sciences industrielles conçu par Pierre Esquié. Au XXe siècle, l’architecture quitte l’école en 1969 pour le quartier du Mirail. De 1968 à 1987, l’établissement abrite le Scriptorium de Toulouse, atelier majeur pour le renouveau de la calligraphie et de la typographie, dirigé par André Vernette et Bernard Arin.
En 2011, dans le cadre de la réforme des écoles d’art, l’école devient un Établissement public de coopération culturelle sous le nom d’institut supérieur des arts de Toulouse (isdaT). Elle intègre alors le Centre d’études supérieures de musique et de danse, formant aujourd’hui un pôle pluridisciplinaire alliant arts plastiques, design, musique et danse. L’isdaT relève désormais de la tutelle pédagogique du ministère de la Culture, aux côtés de l’école de Nîmes, en Occitanie.